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Nouvelles menaces sur les collectivités locales

AfficheIl y a deux ans, devant le désastre financier mondial, le chef de l'Etat a affirmé sa détermination à vouloir moraliser le capitalisme. Force est de constater aujourd'hui que sa victoire sur ce terrain n'est pas encore tout à fait complète. Il faut dire que l'objectif lui-même était peut-être tout aussi inconsidérément ambitieux que celui qui consisterait à vouloir lutter contre le réchauffement climatique en prétendant éloigner la terre du soleil.

Loin d'être moralisé, le capitalisme financiarisé requinqué par les injections de vitamines à base d'argent public, est aujourd'hui partout à l'offensive, attaquant les états, mordant la main qui les avait récemment nourris.

Raison pour laquelle, le gouvernement a repris ses esprits en se fixant des objectifs beaucoup plus atteignables de son point de vue et pour lesquels sa compétence n'est plus à démontrer.

Au lieu de dompter les requins de la finance, mieux vaut ne pas tenter de leur déplaire et en effet s'en prendre aux cohortes de pauvres bougres qui pourront bien travailler plus pour conserver le peu de retraite qu'on leur promet. La chasse à ceux qu'ont nous présente inlassablement comme des "fainéants" en puissance est ouverte : retraités, chômeurs, salariés du privé, fonctionnaires feront des moutons plus faciles à tondre que ceux de la finance.

Mais comme cela ne suffit pas, et comme finalement la crise est une formidable opportunité pour ce gouvernement d'aller au bout de sa logique folle, le chef de l’État vient d'annoncer que les collectivités n'avaient qu'à bien se tenir. Leur tour est venu de passer à la tonte : la réduction des dépenses publiques "sera partagé entre l'Etat, les collectivités locales et la sécurité sociale".

C'est bien connu, les collectivités dilapident l'argent public à qui mieux mieux. Certes, M. Sarkozy oublie qu'elles ne manifestent aucun déficit puisque cela leur est interdit. Il oublie de dire qu'elles participent de manière décisive à la croissance par les investissements réalisent. Qu'elles sont motrices dans la création d'emploi. Et surtout qu'elles rendent aux populations d'immenses services que l'état à renoncer à rendre : en matière sociale, d'accès à la santé, à des transports publics performants, à la culture, etc..

Le groupe communiste manifeste sa grande inquiétude devant les réformes engagées par le gouvernement (suppression de la taxe professionnelle,), et devant les nouvelles déclarations du chef de l'Etat. Ce ne sont pas aux chellois de payer la crise du capitalisme. C'est la finance, les spéculateurs et les profits qu'il faut dégraisser.

Les chellois doivent être informés de ce qui se trame et des conséquences concrètes sur leur vie quotidienne si ces réformes devaient voir le jour.

Ces questions doivient être mises dans le débat public. Il en va de l'avenir de notre collectivité et des dizaines de milliers de chellois qui aujourd'hui ignorent tout de ces projets.

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