Dans quelques jours s'ouvrira le sommet de Copenhague, événement international réunissant nombre de chefs d'État sur un enjeu majeur pour l'avenir de l'humanité : celui du dérèglement climatique. Une question reste posée.
S'agira-t-il, comme lors du G20 de Londres censé jeter les bases d'une « refondation » du capitalisme, d'une nouvelle opération de com', sans engagements clairs et contraignants qui seuls permettront d'arrêter la machine infernale du réchauffement climatique ? C'est malheureusement le plus vraisemblable, car pour engager une vraie politique dans ce domaine, il faut s'attaquer aux dogmes du productivisme, de la course aux profits, au poids des actionnaires et des marchés, à la déréglementation et à la casse des services publics. Ne pas s'en tenir aux déclarations de bonnes intentions propres à rassurer provisoirement les opinions publiques, ce serait par exemple engager une grande politique de ferroutage en France, en investissant massivement dans les infrastructures.
A Chelles, le site en friche du triage est idéalement situé pour devenir une plate-forme d'échange fer / route / fluvial : elle permettrait de réduire très sensiblement les flux routiers (première source de gaz à effet de serre) dans l'est francilien tout en créant des emplois. Alors même que le gouvernement vient de lancer son « grand emprunt », les élus communistes de Chelles demandent au Ministère du développement durable et de l'aménagement du territoire que toutes les études soient menées pour donner un nouvel avenir au triage de Chelles.
Copenhague : un sommet pour rien ?
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